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C’est une petite révolution pour les automobilistes de France : le disque de stationnement change!

La presse régionale en parle beaucoup, entre deux annonces de candidature pour les prochaines législatives, qui approchent dans une indifférence assez générale. Pensez donc : le disque ancien modèle, qui existe depuis 1957, va disparaître au profit d’un nouveau disque. En effet, au lieu des deux fenêtres que comptait l’ancien, une pour l’heure d’arrivée, une pour l’heure de départ, le nouveau n’en compte plus qu’une : l’heure d’arrivée.

Une révolution, on vous dit.

Ce qui est rigolo dans cette histoire, c’est que ce changement vient d’en-haut. Non, pas de l’Elysée, de plus haut : de l’Europe.

Oui, l’Europe, cette institution crée pour nous éviter la troisième Guerre mondiale et restaurer la paix entre les peuples, et qui aujourd’hui nous met tous sur un pied d’égalité au niveau du stationnement en zone bleue.

Cette institution qui ne prétend pas remplacer les Etats, mais agir au niveau supérieur, selon le principe de subsidiarité, et qui aujourd’hui s’invite dans la politique locale de… nos communes.

Cette institution qui devrait travailler à nous sortir de la crise sans précédent qui nous jette tous droit dans le mur, et qui s’attache à réduire notre temps de stationnement quand on va au dentiste ou chez Carrefour.

Ah oui, y’a pas, heureusement que l’Europe est là !

Heureusement, les collectivités locales ne sont pas complètement impuissante. Elles peuvent... décorer les disques. Si si.

Mais en fait, le plus drôle dans tout ça, c’est… la date du décret qui impose ce changement : il est paru au Journal officiel le 21 octobre 2007.

4 ans. Autant dire que, même si l’Europe trouve une solution à la crise, elle ne sera appliquée que… quand la crise sera finie. Ou quand il sera de toute façon trop tard pour rattraper les dégâts.

Vous confieriez votre santé à un médecin qui vous prescrirait des médicaments avec 6 mois de retard, vous ?

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