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J’ai découvert il y a peu l’artiste Nils-UDO. Un cuistre de première bourre, qui « réalise des installations poétiques en pleine nature aux quatre coins du monde », selon un dossier pédagogique qui lui est consacré.Une de ses œuvres a été inaugurée il y a peu par Aurélie Filippetti, ministre de la Culture.

Une feuille morte en bois posée sur un plan d’eau… et ce sont les subventions qui se ramassent à la pelle : « L’État, par le biais d’une commande publique, a financé 40 % des 70.000 € qu’aura coûté ce projet exceptionnel », nous dit la Nouvelle République.

Pourquoi est-ce que je parle de ce cuistre ? Parce qu’une phrase a fait tilter mon neurone, une phrase de ce « dossier pédagogique » : « Il arpente le monde entier, se laisse imprégner par la beauté des différents sites naturels puis donne libre cours à sa fantaisie, réalisant des œuvres in situ, avec les matériaux qu’il rencontre ».

Cette phrase m’a fait penser à celle que j’ai lue sur le panneau expliquant une œuvre d’art croisée au cours de mon voyage de noce.

Lui aussi a été « séduit » par la beauté du lieu. Comme ma femme toute neuve et moi aurions pu être séduits par la beauté du lieu, si cet artiste n’avait cru bon d’y coller ses losanges en acier.

Qu’est-ce que c’est que ces artistes qui, subjugués par la beauté d’un lieu, se sentent obligés d’y insérer une bouse ? Égoïsme profond qui les pousse à empêcher quiconque de profiter après eux de cette beauté ? Ou orgueil encore plus profond qui les pousse à croire que cette beauté, aussi sublime soit-elle, a besoin de leur aide pour atteindre la perfection ?

Pour l’anecdote, nous sommes restés sous cette cascade le temps de déjeuner, de faire quelques photos, et de digérer notre déjeuner. Nous n’avons pas vu un seul oiseau utiliser l’un de ces machins comme « repaire ». Même les oiseaux ne veulent pas de leurs merdes…

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