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L’idée d’une dissolution de l’Assemblée par Hollande fait clairement son chemin. J’ai entendu la chose la première fois le 24 mars par un ami, et depuis ça ne cesse de grandir. Et certains semblent s’en réjouir.

A mon avis, c’est une grave erreur : une dissolution entrainera quasi-obligatoirement une cohabitation, et ça ne pourra pas être une bonne nouvelle pour nous, pour deux raisons.

1. Hollande et les socialistes auront ainsi tout loisir de continuer à imputer à la droite chacun des échecs à venir, ou en tout cas de s’en dédouaner, sur le refrain « Jamais rien de bon ne se fait en cohabitation ». Et hop, le tour de passe-passe est joué : Hollande n’est plus responsable de rien, et le ras-le-bol est reporté sur quelqu’un d’autre. Finalement, le PS a même des chances de repasser aux prochaines élections.

2. Un grand nombre de gens excédés par Hollande et son gouvernement, leur mépris, leurs mensonges, leur incapacité totale à gérer quoi que ce soit, risque de se satisfaire de ce retour de la droite aux affaires, et d’abandonner la mobilisation. Or, il ne faut pas se leurrer, droite ou gauche c’est pareil : l’un comme l’autre sont incapables d’un côté de sortir la France de la crise (puisqu’ils appellent tous à la même chose : continuer le gavage de notre obèse civilisation), et de l’autre côté l’un et l’autre participent du même mouvement de destruction de tout ce qui fait que notre civilisation a été, à une époque, grande, forte et belle. À des rythmes différents et selon des modalités variables, mais tout de même.

Ce serait en fait ce que Hollande pourrait faire de mieux, en raisonnant comme un politicien. Mais pour nous qui voyons dans ce ras-le-bol généralisé le début d’un mouvement de lutte contre-révolutionnaire (je développerai tout ça dans les jours, semaines et mois qui viennent), ce serait une catastrophe.

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