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Caroline Fourest était à Nantes samedi, pour je ne sais trop quoi et je m’en fous : son emploi du temps m’indiffère complètement. Comme tout ce qui concerne cette personne, d’ailleurs. Je vais donc faire vite, et gagner du temps en ne répondant pas aux accusations grotesques de fascisme que Caro lance dans un élan de lyrisme digne d’une fraise des bois (il faut dire qu’à force de trop servir, et n’importe comment, l’accusation s’émousse), pour ne remarquer qu’une chose : comment se fait-il que Caroline Fourest, grande rebelle devant l’éternelle puisqu’elle fait partie des Femen, bénéficie de la protection de « 20 cars de CRS » (c’est elle qui le dit) ?

L’affaire prouve de façon évidente deux choses :

1. Caro Fourest n’est pas du côté de la rébellion, elle est complètement dans les rails, elle est dans la norme la plus absolue et dans le conformisme le plus total. Elle gueule sur l’État mais file pleurer dans les jupons des CRS dès que quelques jeunes lui lancent « Cours Fourest », phrase qu’elle cite avec des trémolos d’indignation dans la plume. Il est vrai que c’est tellement plus choquant que les « Fuck God » et « Holy Sperm » de ses copines. J’en frémis. Rappelons au passage que ces mêmes jeunes, qui eux n’ont jamais gueulé sur l’État auparavant, se retrouvent aujourd’hui en garde à vue pour avoir osé manifester leur mécontentement et leur crainte pour l’avenir. Mais qu’importe, après tout, il ne représentent jamais que plusieurs millions de Français, quand Caro, elle, représente elle-même et ses copines militantes LGBT enragées et Femen, c’est-à-dire à tout casser quelques centaines de personnes. Il est donc juste et normal qu’on l’écoute pendant qu’on nous méprise.

2. Cette affaire prouve aussi que nous sommes en présence d’une caste de privilégiés qui bénéficient d’avantages hallucinants. Ainsi une « journaliste » militante profite-t-elle d’un dispositif de sécurité mis en place pour une ministre. Laquelle s’est d’ailleurs défilée quand elle a compris que le peuple qu’elle est supposée servir viendrait lui dire bonjour, avec force certes, mais sans violence, comme depuis le début. Nous sommes face à une caste, à une élite auto-proclamée qui s’auto-congratule en permanence (Caro a été décorée de je ne sais plus quel bibelot, qui a donc immédiatement perdu le peu de valeur qui lui restait), qui se rend des petits services en permanence (« Je te décore et tu m’aides à tromper l’opinion sur le « mariage » pour tous. ») et qui ne veut surtout plus voir le peuple.

Toute ressemblance avec Versailles en 1788 est totalement fortuite.

Et tant qu’onen est à parler de caste… Chantal Jouanno, alias « Fanchon », a déclaré sur France Info, au sujet des membres du Printemps Français qui sont allés la réveiller chez elle avec le petit-déjeuner : « je ne comprends pas leur violence… les uns se réclamant de principes tolérants font, en fait, preuve d’une grande intolérance, se réclamant de la famille, viennent violer votre propre famille, je ne comprends pas ce déferlement de violence ».

Oui, vous avez bien lu : nous aurions « violé sa famille ». Quand un député anti-MPT parle de manifestants « gazés » sur les Champs, il se prend une volée de bois vert, mais quand une sénatrice pro-MPT déclare que nous aurions violé sa famille, personne ne réagit.

Esprit de caste…

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