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Ce soir, la Sorbonne a été reconquise par des jeunes qui se lèvent contre ce que d’autres jeunes ont cru bon d’imposer à la France il y a quelques décennies au même endroit. Aujourd’hui devenus vieux, ils sont encore plus égoïste, encore plus inconséquents et encore plus recroquevillés sur eux-mêmes que leurs parents, qu’ils vomissaient alors.

La Sorbonne se réveillera demain avec des drapeaux « Français en révolte » dans ses couloirs. En attendant mieux : une reconquête en profondeur des cœurs et des cerveaux.

Ce soir, les policiers en civil qui tentaient d’interpeler un jeune homme monté sur un lampadaire ont reculé devant la détermination pacifique des manifestants qui n’ont pas voulu laisser un des leurs se faire embarquer pour rien, comme tant d’autres.

Ils se sont retrouvés repoussés dans un coin, filmés par des dizaines d’appareils photos (ceux-là même qu’ils aiment à traquer quand ils ont l’avantage), sous un jet continue de « La police au Troca ! ». Encerclés par les manifestants, ils s’en sortent néanmoins tous sans la moindre blessure.

Ce soir, le Quartier latin résonne encore à l’heure où j’écris cet articulet des pas des manifestants, qui jouent à cache-cache avec des policiers épuisés de devoir laisser courir les vrais délinquants, ceux que ce gouvernement protège par peur et par lâcheté, préférant se montrer fort avec les pacifiques et absent devant les casseurs. La gauche bobo parisienne découvre que le quartier n’est pas à elle, et que la Sorbonne n’est pas sa propriété.

Ce soir, le 26 mai s’annonce mieux que jamais…

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