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Vous connaissez tous le « point Godwin » : ce moment dans une discussion où l’un des interlocuteurs se met à parler d’Adolf, des chambres à gaz, des SS, sans que ça n’ait aucun lien avec le reste de la discussion, ce qui indique clairement la fin d’icelle : on ne peut plus discuter après ça. Par extension, le « point Godwin » est devenu une sorte de récompense « honorifique » qu’on attribue à la personne qui l’atteint.

Ce point Godwin, qui était durant quelques années la terreur du débatteur, a été déjà maintes fois détourné : l’ami Athanase Ducayla lui préfère le « coup de poing Godwin« , qui consiste à ne plus craindre d’atteindre le point Godwin quand il est justifié, et même au contraire à en user au maximum. L’idée est judicieuse, dans la mesure où cette manie du point Godwin interdisait finalement de faire le moindre parallèle, même justifié, avec l’idéologie nazie, laquelle se basait pourtant sur des prémices philosophiques dont on s’aperçoit aujourd’hui qu’elles ne sont point tout-à-fait mortes.

Dans le même ordre d’idée, moins philosophique et plus potache, votre serviteur et de nombreux autres s’amusent depuis quelques temps à collectionner les points Godwin : le but est de traquer, avec une certaine mauvaise foi assumée, le moindre lien, aussi infime soit-il, avec un des objets du point Godwin (Adolf, le nazisme, Auschwitz, etc.) et de sauter sur la moindre occasion pour franchir la limite avec un enthousiasme jouissif et une naïveté de façade. Bien entendu, le jeu ne fonctionne que dans des discussions dont l’issue est déjà claire : il serait idiot et contre-productif de saboter des échanges intelligents de cette façon. Et il convient toujours de garder à l’esprit que c’est un jeu, dont on peut d’ailleurs augmenter l’intérêt en tentant de retarder au maximum le saut à pied joint dans l’absurde…

Ces derniers jours, nous avons franchis un nouveau pas dans le sabotage de débat : nos opposants, qui sont manifestement des gens charmants et de bon goût, en arrivent très vite à chier partout. Oui oui, comme des gamins de quelques mois, ils font caca sans sembler pouvoir se retenir. Ce qui donne des choses charmantes :

KhakhaPrécisons que notre ami Frigo est un troll de compétition, mais que d’autres que lui, des vrais comptes avec des vrais gens derrière, abusent eux aussi de ce joli smiley pour marquer leur désaccord de façon saine et argumentée.

poop

Certains ont même réussi, à force de chier partout, à faire bloquer la page Facebook de Christine Boutin. Le caca comme arme de destruction de la liberté d’expression, il fallait y penser.

Remarquons que nous avions déjà eu un aperçu de cet étrange besoin de parler de déjection qu’ont nos opposants lorsque certains s’étaient fendus de ces pancartes :

CulSi on a les ennemis qu’on mérite, alors je crois pouvoir dire qu’on est grave dans la merde.

Qu’importe : comme nous avons détourné le point Godwin, qui était devenu une fantastique arme à empêcher de poser certaines vraies questions, je vous propose de détourner leur irrépressible chiasse à notre avantage. Voilà ce que j’envisage : à chaque fois que nous voulons troller une discussion qui ne mène nulle part, nous pouvons inventer une citation (qu’on pourra avantageusement traduire en allemand via Google traduction [Edit : en fait ça marche pas terrible : une fois retraduit dans l’autre sens, ça ne veut plus rien dire. Ou alors, postez la traduction en allemand, puis « qu’on pourrait traduire par… » et la phrase d’origine…]) du génial philosophe Othon von Khaka (cliquez : c’est un lien) et la partager doctement à nos interlocuteurs esbaudis. Plus la citation sera à double sens, plus on s’amusera. On pourra également marquer la page en insérant un « @ » puis en tapant le nom d’Othon, pour faire connaitre ce grand philosophe autour de nous, puis éventuellement partager notre nouvelle citation de Khaka sur le mur de la page qui lui est dédiée.

Ainsi, on rigolera bien, ce qui en ces temps de lutte est toujours bienvenu, tout en accentuant le contraste qui existe déjà entre nous et certains de nos opposants, ce qui est toujours bon à prendre.

Faites ce que vous voulez, moi j’ai déjà commencé à jouer.

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