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Le mur des cons se pare de jolies affiches, Libérez Nicolas et la Justice dans la foulée, Si tu as Dutartre alors brosse-toi les dents
Cette nuit, pendant que les Veilleurs se faisaient embarquer en nombre et votaient malgré ça la continuation de la veillée, des militants du Printemps Français se sont affairés rue Charles Fourier, dans le XIIIe arrondissement de Paris.
L’objectif : exiger la libération de Nicolas, prisonnier politique enfermé à Fleury-Mérogis à cause de son engagement contre la loi Taubira.
La méthode : un classique collage d’affiches.
La cible : le syndicat de la Magistrature.
Une cible hautement symbolique pour deux raisons : tout d’abord, c’est au cœur de ce bâtiment qu’a été découvert le « mur des cons ». Pour ceux qui vivraient dans un sous-marin ou au fin fond d’une caverne, rappelons qu’il s’agit d’un mur d’une pièce dudit syndicat où les membres d’icelui affichaient les visages des gens qu’ils n’appréciaient guère. Parmi ces visages, ceux de membres de familles de victimes de meurtre particulièrement violents, notamment celui de Philippe Schmitt, père d’Anne-Lorraine, poignardée à de multiples reprises pour n’avoir pas voulu se laisser faire par un violeur récidiviste. Mais également de nombreux politiques… quasiment tous de droite. Ce qui n’avait pas manqué de semer le doute quant à la neutralité des membres de ce syndicat. Et également quant à leur capacité d’empathie, et donc leur humanité.
Rappelons au passage que le journaliste ayant filmé et diffusé les images de ce « mur des cons », Clément Weill-Raynal, a été mis à pied par sa direction, ce qui ne manque pas de semer également des doutes quant à la neutralité de certains organes de presse.
L’autre raison de cette attaque ciblée est directement liée à Nicolas : la juge qui l’a envoyé en prison en dépit de toute logique, Nathalie Dutartre, est proche du Syndicat de la magistrature. Certains affirment qu’elle en est membre, je n’ai personnellement pas pu vérifier la chose dans le peu de temps qui m’était imparti pour rédiger ce compte-rendu. Je prends d’ailleurs toutes les infos à ce sujet.
Dénoncer le deux poids/deux mesures est donc particulièrement adapté en ce lieu devenu en quelques semaines si symbolique du désastre qu’est notre institution judiciaire. Nul doute que les concernés vont encore une fois hurler au scandale et au vandalisme. Il ne nous restera qu’à vérifier s’ils ont dénoncé les actes des amis de Clément Méric lors d’une manifestation organisée à sa mémoire. S’ils ne l’ont pas fait, alors ils auront d’office perdu le moindre droit de l’ouvrir, et leur aboiements n’atteindront donc même pas nos oreilles. Ce sera extrêmement reposant.
Et Dieu sait qu’après une nuit de collage, on a besoin de repos…


Un lecteur me fait remarquer que cet article pourrait laisser entendre que j’étais membre de l’équipe de collage. Ce n’est pas le cas. Je ne fais que relayer une information.
J’avoue ne pas bien comprendre la phrase » tu peux faire de ta vie un je t’aime ».
Salut Matthieu, pour mieux comprendre, il faut rajouter des guillemets et ca donne :
« Tu peux faire de ta vie un « je t’aime » « .
Le « Je t’aime » devient un néologisme, offant la possibilité à chacun de fournir sa propre définition. Et si tu es un peu poète, tu verras, tu trouvera plein de belles choses à mettre dans celle-ci 😉
Pingback: Le printemps français redécore le mur des cons du syndicat de la magistrature | Chrétienté Info
Merci Maxime pour la précision ! 🙂
Cependant je ne vois pas le rapport avec la libération de Nicolas…
C’est peut-être évident pour ceux qui ont composé l’affiche mais moi je ne vois pas ! ;o)
Je crois que c’était une affiche générale du PF, qu’ils ont utilisée pour être plus visibles et plus visuels. Ce n’était donc pas spécifique pour cette action.
vous avez en lien le blog de caroline fourest !
??????
Très belle action que ce collage.
Un collage est toujours un truc difficile à faire. Alors bravo !
Déjà il n’est précisé nulle part que le « Nicolas » a été condamné non pas pour ses idées mais pour avoir commis deux fois trois délits (soit six au total à un mois d’intervalle). Je sais que c’est dur à accepter et à écrire, mais les lois ne sont pas faites que pour les personnes que ça arrange.
Ensuite, si vous n’êtes pas sûr de vos infos sur la pseudo appartenance ou proximité du juge avec le SM, pourquoi l’écrire ? Ce n’est pas parce qu’un de vos copains connait quelqu’un qui a vu quelqu’un qui lui a dit qu’il pensait que c’était le cas, que c’est juste.
A part ça, vous avez effectivement besoin de repos.
Le débat en question est sur l’article « deux mois de prison… » Enfin, si ça vous intéresse. J’en doute.
Quant à la proximité du juge avec le SM, elle est avéré. Son appartenance pas que je sache, mais peu importe, la proximité suffit à donner une idée de ses idées politiques.
Le débat en question m’intéresse franchement, car ce que vous dites est faux. Il a pris deux mois fermes pour récidive, un mois après une première condamnation sur des faits identiques (non dispersion, rébellion et fourniture d’identité imaginaire). Ce n’est donc pas pour ses idées qu’il a été condamné. Et la prison ferme est automatique quand il y a récidive. Cette automaticité est inscrite dans la loi votée sous Sarkozy. Donc c’est lui qu’il faut blâmer si vous pensez que c’est anormal.
Quant à la proximité « avérée » du juge avec le SM, je suis désolé mais que vous en soyez persuadé n’est pas une preuve. Si vous avez des preuves (prise de position publique pour le SM, participation à un congrès du SM, par exemple), vous les donnez. Sinon, précisez que vous avez tout inventé. Evidemment, dans ce dernier cas, ça fout en l’air les raisons de votre collage nocturne…
« Le débat en question m’intéresse franchement, car ce que vous dites est faux. »
« Cette automaticité est inscrite dans la loi votée sous Sarkozy » C’est faux. Et même si c’était vrai, ça ne serait JAMAIS appliqué, sauf pour Nicolas.
N’importe quoi… Un exemple au hasard
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Notre-Dame-des-Landes-prison-ferme-pour-un-militant-anti-aeroport_40815-2145954——44109-aud_actu.Htm
Et sinon, allez faire un tour un après-midi au palais de justice de Paris ou d’ailleurs. Vous en aurez de nombreux exemples en live.
« des jets de projectiles » avec récidive.
Vous ne saisissez pas la nuance ?
Adieu, alors.
Et pourtant je suis assez partisans de zadistes, mais il y a clairement une différence de méthodes, qui justifierait une différence de peines.
Encore un petit effort et vous allez enfin reconnaître qu’il a été condamné pour un petit délit (et pas pour ses idées comme vous le souteniez au début de cette note, contre tout évidence).
Je n’y peux rien si le refus de prélèvement d’ADN (autre délit commis par « Nicolas »), est puni de la même peine que le jet de projectile.
En tout cas, pas besoin d’être du syndicat de la magistrature pour coller de la prison ferme à un zozo qui se croit intouchable parce qu’il a sur lui un t-shirt de la Manif pour tous.
Il a été condamné pour un tout petit délit (même pas avéré) à une peine dont tout le monde admet qu’elle est excessivement sévère.
Et vues ses idées politiques – affichées – et celles de la juge -affichées aussi -, on se demande si ça n’est pas en raison de ses idées. Et on fait même un peu plus que se le demander, parce que ça ne peut être que ça, vu que la même juge avait laissé sortir libre un gus pour exactement le même délit quelques mois auparavant.
Refuse de voir l’évidence si tu veux, mais ne viens pas donner des leçons aux gens en plus.
Adieu.
Il n’était pas en état de récidive puisque le parquet a fait appel de sa précédente condamnation (l’appel étant suspensif). La condamnation n’était donc pas définitive. Relisez le code pénal .
Eh ben voilà : il a été condamné pour un délit. Et pas pour ses idées comme c’était dit au début. C’est-y pas mieux comme ça ?
Il a des idées, c’est parfait. Mais il doit partir quand la police le demande à la fin d’une manif. Et obtempérer au lieu de se sauver si on veut l’appréhender. Et ne pas se rebeller quand on l’arrête. Et ne pas bousiller la vaisselle d’une pizzéria. Et accepter un prélèvement ADN.
Reste maintenant les idées politiques de la juge. Elle a donc des idées affichées ? Lesquelles ? Où ça ?
Allez, un petit effort et on remettra enfin les pendules à l’heure. Bonne recherche !
« Grégoire », pas besoin de lire le Code Pénal : il suffit de lire l’arrêt du Tribunal qui le condamne pour récidive.
Putain, la couche…
Un tribunal, ça peut se tromper : c’est pour qu’il existe un appel… un mandat de dépôt immédiat pour ce genre de délit est inusuel, sauf si on veut faire peur aux autres. De ce côté-là c’est plutôt raté. Grégoire, juriste à ses heures depuis 25 ans.
En passant, un tribunal rend des jugements, une cour d’appel des arrêts.
Dernière tentative : « Eh ben voilà : il a été condamné pour un délit. Et pas pour ses idées comme c’était dit au début. »
Il a été condamné pour un délit, qui en l’état actuel du droit (ce qui comprend la loi ET l’usage) n’aurait pas dû l’envoyer en prison.
Il a donc bien été emprisonné pour ses idées.
Fin du troll.
Joute passionnante pour un juriste (non pénaliste), qui se clôt par une vision élargie par-dessus les arguties, vers une méditation véritable sur France 2013.
Gné ?
Pétard quel blaze pompeux!!!
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