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Ed Houben, Europe's Most Plorific Sperm DonorEd, ici présent, a de quoi sourire béatement : il est le donneur artisanal de sperme le plus prolifique au monde. Sans passer par de peu glamours pipettes et autres tubes à essai, il a donné naissance à plus de 120 enfants. Le tout gratuitement : il travaille par pur altruisme, uniquement pour le bien du monde et de ses clients. Parmi lesquelles des lesbiennes en mal d’enfant.

C’est beau, non ? Voilà qui doit faire rêver nos fanatiques de l’égalité, non ? Ils évoquaient des femmes prêtant leur ventre par pur altruisme, voilà qu’on leur offre un homme prêtant sa bite par pure générosité. C’est bien la preuve qu’il y a encore des gens bien dans ce monde de merde, non ?

Sauf que… Nos chers fanatiques de l’égalité devraient un peu mieux lire l’article du Figaro qui nous raconte cette histoire incroyable. Qu’y apprend-on ? Que Ed travaille certes gratuitement, mais qu’il choisit ses clientes : « Il faut d’abord que les futurs parents me convainquent que je me sentirais bien si j’étais leur enfant. Tous ceux que j’ai aidés sont des gens bien. J’ai de longs échanges par courriel et par téléphone avant d’accepte : je ne veux pas que ma progéniture soit élevée par des gens psychologiquement instables ». Jusque là ça se tient. Mais il continue : « Une fois, j’ai refusé une femme. Sur la photo, elle n’était pas mal, mais derrière elle, dans la pièce, c’était le bordel ! » Elle était pas mal ? C’est-à-dire ? Tu choisis en fonction de la gueule de la nana ? On pense avoir mal compris, mais l’individu persiste : « Pas de femmes droguées ni alcooliques bien sûr, ni même fumeuses, ni trop grosses ».

Trop grosses.

Ed, mon petit, tu as tout compris, tu es un modèle pour tous les petits gros à lunettes du monde, qui grâce à toi maintenant vont pouvoir se taper des gonzesses bien mieux foutues que tout ce qu’ils auraient pu espérer, tout en y ajoutant en plus le plaisir de se venger des humiliations qu’ils ont sans doute subies en rembarrant les grognasses un peu trop enveloppées, un peu trop moches ou un peu trop connes, qui paieront pour toutes celles qui leur ont rigolé au nez.

Et le mieux, dans tout ça, c’est que tu passeras toujours pour un chic type. Parce que tu feras tout ça au nom de l’égalité.

En lisant cette histoire, Coluche aurait probablement modifié la fin de son fameux sketch : « La femme est égale, mais ça sera pas facile : il y en aura qui seront connes, grosses et fumeuses, et pour elles se sera très dur ».

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