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Dans le Réponse-photo de novembre 2013, j’ai trouvé l’article suivant.

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Immédiatement, j’ai bondi. Pas vous ? Relisez bien : quels sont les quatre objets que les Zo’é veulent garder ? Couteau, machette, lampe de poche et miroir. Les deux premiers, on comprend assez bien pourquoi. Le troisième aussi, mais ils précisent : c’est surtout pour les serpents. Bon, il y a peut-être aussi la peur ancestrale du noir, de la nuit. Peu importe. Le plus important, c’est le quatrième : un miroir. Le photographe auteur de la photo nous dit que « les femmes voulaient [en] conserver pour se regarder ». Les femmes. Les mêmes qui, avant les photos, se barbouillent d’urucum, dans une version rustique du maquillage. Le photographe ne précise pourtant pas qu’il ne photographie que les femmes ; il dit même que ces photos ont « beaucoup amusé les indiens ». Tous les indiens, donc, hommes et femmes. Et pourtant, seules les femmes se maquillent, et se regardent dans la glace.

Alors bien sûr, j’imagine que c’est de la faute des missionnaires, qui en 11 ans ont probablement réussi à transporter chez ces primitifs les clichés sexistes qui envahissent chaque année nos catalogues de Noël : le couteau pour les petits garçons et le miroir pour les petites filles. Toute autre théorie sera considérée d’office comme farfelue.

J’admets ma responsabilité, en tant que mâle blanc, européen et chrétien (c’était des Évangélistes, mais c’est pareil). C’est pourquoi j’ai cherché une solution à ce problème, pour réparer mes torts. Et j’ai trouvé. La voici : après les avoir vaccinées contre les maladies citées dans l’article, on devrait y envoyer les Femen. Comme on ne peut y accéder que par avion, on les larguerait en parachute au-dessus de la zone. Une fois sur place, elles pourront lutter contre ce sexisme honteux et ce patriarcat centenaire vieux de 30 ans, sans être embêtées par la Manif pour tous ou Civitas, jusqu’à ce qu’enfin ces braves sauvages retrouvent l’égalité parfaite qui était sûrement la norme chez eux avant l’arrivée des colons.

Et ensuite, quand ça sera fait, elles pourront rester sur place. Elles devront juste s’habituer au serpent grillé et oublier le BigMac.

mcdoC’est dur, mesdames, mais c’est le prix à payer pour pouvoir enfin vivre les seins à l’air en permanence et libérées du joug masculiniste et du capitalisme.

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