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Grâce à l’ami Pierrot, j’ai décidé de revenir sur un sujet que j’ai un peu trop délaissé ces derniers temps : l’avortement. Non, rassurez-vous, pas de grande dissertation aujourd’hui. Je vais me contenter de vous envoyer vers un article du site Madmoizelle.com : « On a testé pour vous la nouvelle stratégie des anti-IVG« .

Une rédactrice de ce courageux site d’investigation a appelé une conseillère du site SOS-IVG, le premier site sur lequel on tombe en cherchant IVG sur un moteur de recherche. Elle appelle pour voir comment ces sites conseillent « ceux et celles qui sont un peu perdu-e-s et souhaitent trouver une oreille compatissante pour les aider à y voir un peu plus clair, ou du moins pour les écouter »… et tombe des nues. Tellement qu’elle nous recopie in extenso la discussion qu’elle a eu avec la conseillère, dont elle estime qu’elle « va [la] diriger insidieusement vers un rejet de l’avortement ».

Le verdict de la journaliste est accablant : « On ne vous parle pas sèchement. On ne vous somme pas de garder l’enfant. On ne fustige pas l’avortement, on ne remet pas en cause le droit à l’IVG en tant que tel : on le questionne. La personne que j’ai eue en ligne m’a parlé avec douceur et clarté. J’ai eu l’impression qu’on m’accompagnait dans le cheminement qui m’aurait amenée à décider de garder l’enfant que j’aurais pu porter ».

Voilà, c’est ça qu’on nous reproche : d’écouter les femmes qui ont des doutes, de leur proposer des solutions, de les accompagner dans leur cheminement. On nous reproche d’exposer non pas des certitudes bornées, mais des arguments s’adressant à l’intelligence de chacun.

En clair, on nous reproche de rendre les femmes libres. Parce qu’être libre, c’est de faire un choix en connaissance de cause. Si à un embranchement on ne nous montre qu’un panneau, alors on n’a pas le choix. Et c’est le même site, qui assène à ses lectrices « Prudence, donc, et on ne vous le dira jamais assez : tournez-vous vers le planning familial le plus proche de chez vous en cas de besoin d’informations« , qui nous le rappelle, dans un autre article :

PFCe qu’ils veulent, ce n’est pas donner le choix aux femmes : c’est qu’elles ne soient conseillées que par un organisme qui milite pour l’avortement.

Et pour ce faire, on signalera, paraphrasant la conclusion de la journaliste de Madmoizelle.com, que :

« On vous parle sèchement. On vous somme de ne pas garder l’enfant. On fustige les anti-avortement, on remet en cause leur droit à s’exprimer sur la question. La personne qu’on a en ligne parle avec violence et de façon absconse et confuse ».

[Ajout à 23h13 : les réactions à cet articles sur Twitter (photo)]

Exemple

C’est beau, le féminisme.

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