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Pendant des années, l’UMP a été empêché de penser vers la droite grâce à une stratégie toute simple : dès qu’un UMPiste disait quelque-chose qui ressemblait à un des points du FN, il était lynché en place publique au nom de « la lutte contre le fascisme ». Résultat, l’UMP est devenu une annexe du PS, un fœtus avorté de parti de droite.

Et vous en êtes les enfants. Vous subissez quotidiennement ce terrorisme intellectuel qui vous oblige à relire l’intégral du programme du FN avant d’écrire ne serait-ce qu’un tweet pour être bien sûr de ne pas dire la même chose qu’eux sur rien. Avec le résultat qu’on sait : la France est entièrement dans les mains de la gauche, et vous n’avez plus que NKM à présenter dans la capitale.

Le tract qui a déclenché votre colère

Le tract qui a déclenché votre colère

Et aujourd’hui, vous faites subir la même chose aux organisateurs du Jour de Colère : parce qu’ils ont osé affirmer que votre champion déchu était le clone du champion bientôt déchu du PS, vous leur reprochez l’emploi du terme « UMPS » et vous les assimilez sans plus de nuances au FN : le JDC serait en fait une manifestation dont le but est de mener Marine au pouvoir.

Je me permets de vous rappeler que vous avez hurlé « ONLR » avec enthousiasme pendant un an : fait-ce de vous des suppôts de Mélenchon ?

Votre peur de dire quoi que ce soit qui ressemble à ce que dit le FN vous pousse à descendre publiquement un mouvement qui vise au même but que vous : mettre Hollande dehors.

Votre peur d’être assimilés au FN par des crétins dont c’est devenu le seul savoir-faire vous pousse à devenir aussi crétins qu’eux, quitte à saboter un mouvement dont vous serez manifestement les premiers bénéficiaires dans la mesure où, hélas, le départ éventuel de Hollande risque de ne mener qu’à de nouvelles élections… dont l’UMP sortira forcément vainqueur. Alternance, tout ça.

Le FN n’est d’ailleurs qu’une troisième marionnette, agitée par le PS pour les seuls besoins de la stratégie exposée plus haut. En avoir peur revient à avoir peur de son ombre. Vous avez donc peur qu’on vous assimile à votre ombre, ce qui confine au sublime.

Et surtout, plus grotesque encore, votre refus du « UMP=PS » vous pousse à agir… exactement de la même façon que le PS.

Ressaisissez-vous, messieurs, mesdemoiselles, chers amis.

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