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Ce matin, en regardant dans mes statistiques, je suis tombé sur un article d’un blog que je ne connaissais pas, article qui consiste en un copier/coller de mon article sur le libéralisme. À la fin, un lien vers mon blog, sur lequel une personne (et une seule – depuis quatre autres ont cliqué) avait cliqué, arrivant ainsi sur mon blog et dans mes statistiques.

Franchement, ça m’agace un peu. Vous me direz que j’exagère, que c’est au contraire une preuve que la qualité de mon travail est reconnue et que je devrais en être heureux. C’est le cas : je suis content que certains jugent que mes articles méritent d’être partagés.

Cependant, je suis quand même agacé, parce qu’il y aurait un moyen beaucoup plus efficace de partager mes articles, qui bénéficierait à tout le monde : moi, le blog en question et ses lecteurs. Ce serait de faire ce que j’ai fait ici : créer un article consistant principalement en un lien vers mon article, entouré d’un petit texte expliquant pourquoi il est intéressant d’aller le lire.

Je dis que tout le monde y gagne, et je m’explique.

L’auteur du texte y gagne parce que plus de personnes viennent sur son blog, ce qui donne à celui-ci une importance plus grande sur Internet, ce qui signifie qu’il grimpe dans les résultats des moteurs de recherche.

Le partageur y gagne parce qu’il apparait dans les outils statistiques de ces mêmes moteurs de recherche et y gagne de l’importance. Faire partie d’un réseau sur Internet est toujours mieux que d’être complètement isolé, d’où l’importance de ces liens. Vous me direz que le lien existe, dans le cas qui nous occupe. Certes, mais plus un lien est cliqué, plus il est pris en compte. (Le Monde, qui publie chaque année une cartographie de la « fachosphère », le fait uniquement en parcourant les liens… N’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil sur leur méthodologie en cliquant ici.) Un lien sur lequel personne ne clique ne sert à rien ; un lien sur lequel des centaines de personnes cliquent est à lui tout seul une information. Et l’importance de la cible du lien compte aussi, si bien que le partageur finit par bénéficier de l’accroissement de l’importance du blog vers qui il renvoi.

Enfin, les lecteurs y gagnent parce qu’ils lisent un article de qualité qu’ils n’auraient peut-être pas lu sinon, et parce qu’ils découvrent par la même occasion un nouveau blog. Nouveau blog qui apparaitra plus facilement d’ailleurs lorsqu’ils feront des recherches sur un moteur de recherche.

Ainsi, un internaute qui aura cliqué une fois sur un lien renvoyant vers mon blog aura plus de chance de retomber sur un de mes articles en faisant n’importe quelle recherche que s’il n’est jamais passé chez moi. Et chaque fois qu’il retombera sur un de mes articles, il augmentera l’influence de mon blog, ce qui bénéficiera également, rappelons-le, au partageur.

Sachant que nous (réac’ comme décroissants, anti-mariage gay comme patriotes) nous trouvons idéologiquement en minorité sur Internet, il est indispensable de bien maitriser ces outils. Ainsi nous nous ferons grimper les uns les autre, par un effet domino, au lieu de nous contenter chacun de notre petit lectorat, quitte à nous voler nos articles entre nous. Internet, c’est avant tout un monde fait de liens et de passerelles. Il est nécessaire de faire avec.

Bref, en un mot, si vous voulez partager un article qui vous a plus sur Internet, ne faites pas un copier/coller de l’intégralité du-dit texte : contentez-vous de créer un lien y renvoyant. Tout le monde y gagnera.

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Ce texte n’est pas libre de droit. Si vous voulez le partager à vos lecteurs, un lien suffit. Le copier/coller tue l’information (plus de détails ici) et est passible de poursuites. Je n’hésiterai pas à faire valoir mes droits, qui que soit le copieur.

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