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Je l’ai d’abord vue chez Konbini, sous le titre « Un court métrage animé sur les dérives des canons de beauté féminins ». Elle m’a frappé, très fort, pour une raison que Konbini ne semblait pas avoir prévue.

Alors j’ai fouillé. Je l’ai retrouvée chez Lalibre, chez mes copains de Topito, sur Puretrend, sur Sympatico, sur DHnet… Et aucun de ces sites n’avait semble-t-il vu la même chose que moi.

Pourtant, tous dénonçaient bien « les dérives des canons de beauté » et leur « outrance », tous s’accordaient à dire que cette vidéo faisait « froid dans le dos », tous parlaient de « l’impossibilité de correspondre au fantasme ». Mais pas un ne parlait de ce que j’ai vu, moi.

Et enfin, j’ai trouvé. UN site, sur les sept premiers que j’ai trouvés, en parlait, de ce que j’ai vu : « Des lambeaux de peau qui se décollent, des cicatrices plein le corps, des cheveux brûlés, un cerveau devenu rose fluo, un fœtus arraché, voilà à quoi ressemble la Supervenus démembrée dépeinte par le réalisateur ».

Un fœtus arraché. Cette vidéo, qui dénonce avec force les dérives terrifiantes de la chirurgie esthétique, met en scène un avortement.

Et personne ne l’évoque. La vidéo gagne des prix, passe sur Arte et fait le buzz, et tout le monde réussi à ne pas voir que parmi ces dérives se trouve l’avortement.

Ils sont très forts, vraiment.

"Et à l'unanimité, le jury décerne le prix à "Supervenus". Beau travail, vraiment..."

« Et à l’unanimité, le jury décerne le prix à « Supervenus ». Beau travail… »

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