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Vous avez sûrement déjà vu cette image, ou une autre approchant (il y en a plusieurs du genre).

Je l’ai encore vue aujourd’hui même. Et, pour une fois, je n’ai pas réussi à retenir mon courroux, et suis tombé sur le nez de la personne qui la postait.

Cette image est nulle. Profondément nulle. Pire, elle est mauvaise, dangereuse.

Elle est nulle parce qu’elle place d’emblée le débat – débat fondamental, vital, même – dans l’émotionnel, et l’émotionnel le plus incontrôlable. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, évoquer Adolf, c’est évoquer le diable, le Mal absolu, total et parfait. C’est le grand méchant loup des contes, sauf qu’il fait peur aussi aux adultes. Evoquer Adolf, c’est s’adresser à la partie pavlovienne du cerveau. Avec le résultat qu’on sait : on finit par baver partout.

Or ce débat est déjà noyé sous la bave émotionnelle : tous les arguments qu’on nous oppose s’adressent uniquement à l’émotion. « Pauvre petit, pas désiré », « pauvre jeune fille, violée », « pauvre femme, opprimée par l’homme depuis toujours », etc. Rajouter une couche d’émotion là-dessus est-il vraiment une bonne idée ?

Je suis convaincu au contraire qu’il faut s’attacher à ne jamais tomber dans la facilité de l’émotionnel, et ce d’autant moins que le débat s’y prête naturellement. Dans un débat hyper-rationnel, on peut toujours, de temps en temps, insérer une petite dose d’émotion, pour toucher son interlocuteur où il ne s’y attendait pas. Mais quand tout n’est qu’émotion, alors on doit s’interdire cette facilité là, qui ne ferait que rajouter du pathos à un océan de pathos.

Par pitié, si vous voulez lancer ce débat, faites-le rationnellement, avec des arguments, des trucs qui s’adressent à l’intelligence des gens.

Sinon, franchement, vous feriez mieux de fermer vos gueules. Pour le bien de tous.

Et si vous avez besoin d’aide, je vous laisse cliquer ici.

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