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Premier point liminaire

La théorie est la suivante : deux être vivants ayant un ancêtre commun mais vivant dans deux environnements différents ont des descendants développant des capacités différentes, en fonction de cet environnement. Les générations passant, ces différences, d’infimes au début, s’accentuent. Au bout d’un certain temps, on obtient des être vivants différents de leur ancêtre commun, mais aussi l’un de l’autre.

Ne pas y croire, c’est être un nostalgique des heures les plus sombres, un individu à abattre, un facho répugnant.

La théorie est la suivante : deux être vivants ayant un ancêtre commun mais vivant dans deux environnements différents développent des capacités différentes, en fonction de cet environnement. Les générations passant, ces différences, d’infimes au début, s’accentuent. Au bout d’un certain temps, on obtient des être vivants différents de leur ancêtre commun, mais aussi l’un de l’autre.

Y croire, c’est être un nostalgique des heures les plus sombres, un individu à abattre, un facho répugnant.

Deuxième point liminaire

Un caniche et un Saint-Bernard sont différents. Ils sont pourtant tous les deux des chiens à part entière, et l’un n’est pas meilleur que l’autre dans l’absolu ; l’un peut être meilleur que l’autre pour une chose en particulier. Personne n’envoie un caniche chercher les victimes d’une avalanche, et un Saint-Bernard risquerait fort de faire chuter sa vieille maîtresse en lui sautant dans les bras. Le caniche est meilleur que le Saint-Bernard quand il s’agit de tenir compagnie à une petite vieille, et le Saint-Bernard est meilleur que le caniche pour sauver des vies en montagne.

Pourtant, ils sont tous les deux des chiens, et ils méritent tous les deux d’être traités convenablement, en tant que créatures sensibles.

Troisième point liminaire

On entend bien souvent que l’homme est un animal comme les autres, qu’il n’est pas plus digne de respect et d’amour qu’un chien, qu’au taureau ou qu’une limande. Chez nombre de personnes qui le proclament, ce n’est même qu’une première étape : la suivante consistant à dire que l’homme est bien moins digne de respect et d’amour que tous les autres animaux. Je développai cette idée dans cet article que je vous invite à relire.

La première théorie que j’ai exposée est celle de l’évolution : selon elle, l’éléphant et la baleine ont le même ancêtre, et leurs différences s’expliquent par le fait qu’un des ancêtres de l’éléphant a vécu dans la savane quand un des ancêtres de la baleine a décidé d’apprendre à nager. Selon elle, le singe et l’humain ont un ancêtre commun, et leurs différences s’expliquent par le fait qu’un des ancêtres du singe a vécu dans la forêt et décidé de grimper aux arbres pour échapper à ses prédateurs quand un des ancêtres de l’humain a décidé de se redresser sur ses pattes de derrière et de se servir de son intelligence pour survivre.

Ne pas croire en cette théorie – ou même avoir quelques doutes quant à certaines de ses implications – aujourd’hui est inavouable : on vous traitera d’obscurantiste, de créationniste, d’intégriste, de fasciste.

La seconde théorie que j’ai exposé ci-dessus est exactement la même : deux individus ayant un ancêtre commun mais vivant dans deux environnements différents finiront par se différencier clairement l’un de l’autre. Pourtant, y croire est interdit. Le simple fait d’utiliser un mot qu’on utilise pourtant sans problème dans le cadre de la première théorie vous mènera au pilori et vous vaudra des attaques publiques, même plusieurs années après les faits.

C’est d’ailleurs étonnant, puisque cette théorie s’applique à un animal comme les autres, complètement comme les autres, nous l’avons vu ci-dessus : l’homme.

L’idée que deux hommes, ayant un ancêtre commun, puissent, après plusieurs générations, développer des qualités différentes selon l’environnement où ils vivent n’est pas une idée envisageable. Pour des éléphants et des baleines, oui. Pour un homme et un singe, très bien ! Mais pour un homme et un homme, non, ça ne marche pas.

Il parait que c’est parce que ça établit une hiérarchie entre les hommes, voire que ça nie à certains hommes leur qualité d’hommes. Pourtant, quand on compare deux races de chiens, on ne nie à aucune des deux sa qualité de chien. Mais pour deux de ces animaux comme les autres qu’on appelle « hommes », manifestement, c’est pas pareil.

Quand un entraîneur de football déclare que les noirs sont athlétique mais peu intellectuels, ça déclenche un tollé. Est-ce que ma comparaison entre le caniche et le Saint-Bernard a déclenché un tollé ? Non. Alors pourquoi dire « les noirs sont plus athlétiques et moins intellectuels » en déclenche-t-il un ?

D’autant que c’est une évidence. Il suffit de regarder les photos des recordmen du 100 mètres, puis celles des champions du monde d’échecs pour s’en convaincre. Il n’y a qu’un seul blanc qui soit capable de courir le 100 mètres en moins de 10 secondes, en quoi serait-ce plus scandaleux que le fait qu’il n’y a pas de noirs champion du monde d’échecs ?

Est-ce mieux d’être intelligent qu’athlétique ? Dans l’absolu, non. Dans certains cas, oui, mais dans d’autres cas mieux vaut être athlétique qu’intelligent. Il n’y a de hiérarchisation que dans la tête de ceux qui sont convaincus qu’être plus intelligent est ce qu’il y a de mieux dans l’absolu.

Mais pour être convaincu de ça, il faut croire que la hiérarchie qui a cours dans notre civilisation, la civilisation européenne, est une hiérarchie valable dans l’absolu, ce qui est une absurdité complète : si notre civilisation a placé l’intelligence au sommet de la pyramide, c’est uniquement parce qu’elle s’est construite sur et autour de l’intelligence de ses membres.

Finalement, ceux qui hurlent au racisme dès qu’on pointe une différence entre les races humaines sont ceux qui ont la vision du monde la plus centrée sur la civilisation européenne blanche. S’ils sont noirs, ils devraient travailler sur leur complexe d’infériorité. S’ils sont blancs, ils devraient se méfier du colonialisme inconscient qu’ils expriment ainsi.

Bref, l’idée qu’il y a des races humaines et qu’elles sont différentes bien qu’aussi humaines les unes que les autres ne pose de problème qu’à quelques européens blancs bouffis d’arrogance et sûrs de leur supériorité et qu’à quelques anciens colonisés de couleur (noir, gris ou jaunes) qui ne sont pas parvenus à se libérer du complexe d’infériorité que les premiers leur ont inculqué.

Personnellement, je ne suis ni l’un ni l’autre, merci. Je suis fier de ce que je suis mais conscient que j’en suis fier parce que je me juge justement à l’aune de ce que je suis, avec mes propres critères qui dépendent directement de mes qualités et de mes défauts. Ce qui m’empêche définitivement de me croire supérieur ou inférieur à quiconque.

Je vous invite maintenant à lire cet article, qui explique pourquoi reconnaître et connaître ces différences est important.

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