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Pourquoi ? Pourquoi ai-je écrit cet article, qui ne pouvait – je le savais évidemment – que conduire à ce que je me fasse traiter de tous les noms, et plus précisément d’un nom : « raciste » ?

Ce n’était pas pour le plaisir de me faire taper dessus : l’âge augmentant, ce plaisir tend à diminuer. Ce n’était pas non plus pour le seul plaisir de dire un truc interdit. Là aussi, l’âge fait que je n’en ai plus grand-chose à faire de ce qui est autorisé ou non. Quand j’ai quelque chose à le dire, je le dis, que ce soit bateau ou interdit.

Alors pourquoi ? Pourquoi ce besoin de parler à nouveau de la différence entre les races/groupes/ethnies humaines ? Peu importe le mot qu’on utilise ; ce qui compte, c’est la réalité que le mot recouvre : les hommes sont divisés en plusieurs groupes ayant des qualités différentes. Ces différences sont évidentes quand elles sont physiques : généralement, les Lapons sont plus petits que les Monténégrins (Source). Globalement, les Indiens ont la peau plus foncée que les Scandinaves. Et les noirs courent souvent plus vite que les blancs.

Départ de la finale du 100 mètres masculin aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Source Wikipédia

Départ de la finale du 100 mètres masculin aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Source Wikipédia

Bien sûr, ce sont des généralités. Si ça vous pose un problème, je vous invite à relire cet article, qui vous expliquera pourquoi ça ne devrait pas.

Ces différences semblent plus poser problème quand elles ne sont plus purement physiques. J’ai évoqué – scandale ! – la question de l’intelligence, mais on sait également que les asiatiques sont plus stoïques que les méditerranéens. C’est probablement en partie culturel, mais je répète encore une fois que la culture ne s’explique pas sans la nature : elle vient le plus souvent épouser celle-ci et l’affiner, mais très rarement la modifier. Si les Anglais sont flegmatiques et les Français rebelles, ce n’est pas qu’à cause de leur culture.

Pourtant, on peine à comprendre pourquoi l’évolution aurait permis de faire apparaitre et d’accentuer des différences physiques, mais n’aurait en revanche eu aucun impact sur tous les autres aspects de la personnalité.

Mais pourquoi est-ce important, continuerez-vous de me demander ?

C’est important parce qu’aujourd’hui on se mélange beaucoup plus qu’on ne l’a sans doute jamais fait entre personnes de groupes différents. Auparavant, les contacts entre êtres humains issus de différents groupes étaient marginaux et ponctuels : la plupart des Français naissaient et mourraient sans avoir jamais vu un homme noir, et la plupart des Africains naissaient et mourraient sans avoir vu un homme blanc

[Bien entendu, je prends les deux extrêmes mais c’est vrai pour toutes les autres nuances de gris.]

Et quand deux hommes issus de deux groupes humains différents se croisaient, c’était pour une durée déterminée, le temps de se taper sur la figure ou de négocier un contrat commercial.

L’autre était donc vraiment un autre, et la différence était reconnue, acceptée et assumée.

Le Français d’aujourd’hui est dans une situation différente. Pas un seul blanc naissant aujourd’hui en France ne mourra sans avoir vu un homme appartenant à un groupe très différent du sien. Et il ne fera pas que les voir : il vivra avec eux au quotidien. Plus encore, il entendra au quotidien que lui qui est blanc comme neige et son voisin qui est noir comme l’ébène sont exactement les mêmes, qu’ils n’ont aucune différences.

Et on lui demandera de vivre-ensemble, avec cet autre qui est le même.

C’est là que le problème devient clair : comment « vivre-ensemble » s’il n’y a pas d’autre ? Comment vivre avec quelqu’un de différent quand on ne connait pas cette différence ? Comment vivre paisiblement avec lui ? J’ai déjà montré qu’ignorer les différences entre homme et femme était la meilleure façon de rendre impossible la vie de couple : quand l’autre est censé être le même que nous, et que pourtant il agit différemment, alors on ne peut pas le comprendre ; on le trouve irrationnel, débile, voire fou. Et on ne supporte plus de vivre avec lui.

J’ai montré que nier la différence entre homme et femme conduisait au célibat. De la même façon, nier les différences entre les différents groupes humains qui sont amenés par la force des choses à vivre ensemble, c’est rendre impossible ce vivre-ensemble.

Si on ne se comprend pas, on ne vit plus ensemble. On vit côte à côte, dans le rejet mutuel.

Voilà ce qui se prépare en France dans les années qui viennent : une division entre les différents groupes humains, qui vivront en parallèle sur le même territoire, sans pouvoir se comprendre mutuellement.

Généralement, ce genre de situation finit en conflit.

Voilà pourquoi il est urgent de rouvrir le débat, en laissant tomber les postures idéologiques et en cessant de pousser des cris d’orfraie. C’est l’avenir de nos enfants qui se joue.

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Si vous ne comprenez pas mon titre, je vous invite à relire ce texte : j’y décris le fonctionnement des gens que j’appelle des Shadoks, qui prétendent lutter contre tel ou tel problème en proposant des solutions qui ne font en fait que l’aggraver. C’est le cas ici avec ceux qui prétendent promouvoir le « vivre-ensemble » en interdisant un débat qui permettrait aux personnes en présence de se comprendre.

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