Réflexion rapide sur la laïcité véritable et l’immigration

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« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

On l’entend beaucoup, cette phrase, quand on parle de laïcité : c’est elle qui a posé les bases de ce principe, révolutionnaire à l’époque, qui est ensuite devenu un dogme Révolutionnaire, perdant au passage sa vraie signification. Le christianisme est la première religion monothéiste qui distingue l’action spirituelle de l’action politique.

D’un côté, il y a la politique, de l’autre il y a la religion. Que chacun travaille sur son domaine et laisse l’autre travailler sur le sien.

Hélas, les mêmes qui aiment à rappeler cette évidence l’oublient souvent tout aussi sec quand on discute de certains sujets. Dont l’immigration. Ils disent : « Dieu a dit qu’il faut accueillir l’étranger, c’est bien la preuve qu’il faut ouvrir les frontières aux immigrés ».

Ils oublient un détail : cette phrase, « accueillez l’étranger », elle s’adresse à qui ? À chaque chrétien, personnellement. Elle fait partie du domaine spirituel, Dieu qui s’adresse à chaque homme. En faire un commandement applicable en l’état au politique, c’est confondre Dieu et César.

Ainsi, un catholique qui rappelle que s’en prendre directement aux immigrés (comme ceci par exemple, et à plus forte raison de façon violente) est contraire aux commandements divins a complètement raison : les immigrés, comme êtres humains, ont droit au respect et à la dignité.

En revanche, un catholique qui exige qu’on laisse entrer les milliers d’immigrants quotidiens sans rien faire pour les inciter à rester de l’autre côté de la Méditerranée, lui a tort : il confond action spirituelle – individuelle par nature – et action politique – qui implique le groupe par nature.

De la même façon, quand le pape appelle à trouver des solutions qui respectent la dignité des personnes, il a raison, il est dans son rôle. Quand il appelle à donner des visas à tous les immigrés, il sort de son rôle : il confond spirituel et temporel.

Et en l’occurrence, il est également dans la position de l’enfant qui, comme effort de Carême, promettrait à un clochard une aumône, qu’il irait ensuite exiger à sa mère. Nul chrétien ne peut demander à la communauté d’assumer les engagements qu’il prend en son nom propre.

Personne ne peut demander aux chrétiens européens (et évidemment encore moins aux autres) d’assumer la dilution de leur identité, juste parce que lui-même est prêt à l’accepter.

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Sur le rapport entre christianisme et politique, j’avais écrit ceci.

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Ce texte n’est pas libre de droit. Si vous voulez le partager à vos lecteurs, un lien suffit. Le copier/coller tue l’information (plus de détails ici) et est passible de poursuites. Je n’hésiterai pas à faire valoir mes droits, qui que soit le copieur.

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35 réflexions à propos de “ Réflexion rapide sur la laïcité véritable et l’immigration ”

  1. Pangloss a dit:

    Clair et net. Entièrement d’accord. A moins que le pays ne soit une théocratie et peuplée uniquement de chrétiens convaincus, on ne peut demander à tous ce qui est le devoir de chacun.

  2. Morituri a dit:

    Je trouve l’exégèse un peu légère. Je pense que c’est un petit peu plus complexe. Quand il y a commandement d’accueillir l’étranger, c’est dans l’ancien testament quand Dieu posait les bases d’une nation, d’un état en même temps qu’une religion. Il y a encore un effort d’interprétation si on veut appliquer ce commandement, mais ça me paraît un peu rapide de proclamer la laïcité dans ce cas-là.
    Et sans animosité aucune, j’ai deux remarques/questions:
    -N’est-ce pas une position un peu paradoxale de dire qu’on accueille l’étranger dans le domaine personnel (ou spirituel) et qu’on se batte pour fermer les frontières dans le domaine politique?
    Dans le même ordre d’idée, la bataille politique contre l’avortement est légitime. (Ce que vous faites, entre autre sur ce blog) Pourquoi pas celle sur l’accueil de l’étranger?
    -et deuxième question : je suis d’accord avec vous qu’accueillir tout le monde n’est pas une solution pérenne à long terme et que l’on doit trouver des solutions pour qu’ils puissent rester chez eux. Mais vous m’accorderez que c’est un processus un peu longuet. Alors que faire en attendant que ça aille mieux?
    Merci d’avances pour vos réponses.

  3. 1. Le refus de l’avortement n’est pas une position spirituelle. L’accueil de l’étranger, si : les groupes humains ont toujours été méfiants vis-à-vis des autres groupes humains.

    On peut aussi constater qu’entre accueillir l’étranger, au singulier, et accueillir des milliers d’étrangers chaque jour, ça fait une légère nuance. Si le bon samaritain a sauvé un type, pas 200, c’est peut-être pas non plus complètement par hasard.

    2. Que faire ? Fermer les frontières. Annoncer clairement qu’on refusera quiconque entre sans autorisation, et qu’au bout d’une période de temps donnée on tirera à vue. Ça sera une bonne première étape vers « les aider à rester chez eux ».

    Quant aux autres aspects de la solution, ils sont connus de tous. Je ne rentre donc pas dans ce débat aujourd’hui.

  4. Accueillir l’étranger, pour moi, c’est tout simplement aider ceux qui viennent. Les accueillir parmi nous, quoi. Une fois qu’ils sont chez eux en France, ils sont accueillis.

    Je ne pense pas que ce soit très solidaire de les attendre avec des armes pour les empêcher d’entrer. Nous, on dit que tout va mal, qu’on est en crise, que c’est le chômage, mais ces problèmes sont dérisoires. Si tous les gens qui vivent en France étaient capables de travailler là où a besoin d’eux, quitte à se déplacer beaucoup, quitte à déménager, eh bien le chômage serait dérisoire. C’est assez hypocrite de refuser des gens qui fuient des révolutions meurtrières, des massacres, des guerres sous le faux prétexte qu’on ne peut rien faire d’eux.

    J’habite dans un village où il n’y a plus de boulangerie. Y a 3,5 millions de chômeurs en France, et pas un seul d’entre eux n’a pour l’instant fait la démarche de formation « boulangerie » pour adultes pour s’installer par chez moi. Je sais que c’est le cas dans beaucoup d’autres villages. Je ne serai pas fâché qu’un immigré le fasse, pour vous dire. Un immigré ou n’importe qui d’autre, mais on a de la demande des deux côtés. Donc stop de dire qu’on ne peut pas les accueillir, c’est faux. La seule chose à faire, c’est de les accueillir intelligemment.

    Plutôt que de les concentrer en banlieue pour que leurs gamins tournent mal, mettez-les dans les « trous », aidez-les un peu pour qu’ils comprennent la langue. A la rigueur, ça ne me gêne même pas qu’on leur suggère des choix, ils débarquent dans un pays nouveau, ils n’ont que ça à demander. Pour moi, ça, c’est accueillir l’étranger. Et je pense que vu les places qu’il nous reste, on peut encore en accueillir beaucoup.

  5. Aider ceux qui viennent, c’est faire en sorte que des milliers d’autres viennent après eux.

    Contrairement à ce que vous dites, nous ne pouvons pas les accueillir. Mettre des extra-européens dans nos campagnes ne résoudra rien : nous sommes trop différents pour vivre ensemble. S’ils ne parviennent pas à s’intégrer, ce n’est pas notre faute. Ce n’est pas forcément la leur non plus. C’est simplement que nous ne pouvons pas nous mélanger.

  6. Morituri a dit:

    1. Quel est la différence essentielle qui ferait que le refus de l’avortement n’est pas une position spirituelle, mais que l’accueil de l’étranger l’est?
    Qu’appelez vous donc spirituel?

    L’histoire du samaritain est prise hors contexte. Jésus répond à la question « qui est mon prochain? ». Et la réponse est : ton prochain est aussi l’étranger que tu méprises. (dit-il aux pharisiens).

    2. Je comprends pas comment vous pouvez articuler la position personnelle du chrétien qui doit accueillir l’étranger et un droit «  »chrétien » » (notez les deux guillemets) qui voudrait empêcher les étrangers de rentrer à coup de fusil. Quel est le message? Si vous arrivez à esquiver les balles on vous accueillera à bras ouverts dans nos foyers (à titre personnel)?

  7. 1. Le refus de l’avortement, c’est le respect de la vie des membres du clan ; le rejet de l’étranger, c’est le refus de la dilution des gènes du clan. Les deux vont dans le même sens : celui de la préservation de l’identité du groupe.

    Je schématise à dessein, ne venez pas m’accuser d’être resté à l’âge des cavernes.

    L’avortement et l’accueil de l’étranger sont donc des choix qui dépasse la raison humaine. Accepter l’avortement, c’est accepter de tuer ses enfants ; c’est travailler à la disparition de son clan. Accueillir l’étranger, c’est accepter de laisser une place chez soi à quelqu’un qui n’a, naturellement, rien à y faire.

    Ce sont deux choix qui dépassent la raison brute et l’instinct de survie. Et si je ne mets pas les deux sur le même plan (l’avortement est de toute façon inacceptable, parce qu’il implique forcément de zigouiller sa descendance, alors que l’étranger peut apporter des gènes extérieurs, donc neufs, et ainsi améliorer le capital génétique du groupe), les deux peuvent finir par se rejoindre, quand le deuxième dépasse la mesure.

    2. « et un droit « chrétien » (notez les deux guillemets) qui voudrait empêcher les étrangers de rentrer à coup de fusil » Ce n’est pas un droit « chrétien », c’est un droit humain : c’est l’instinct de survie, qui est naturel et que le christianisme ne peut donc pas rejeter.

    « Quel est le message? Si vous arrivez à esquiver les balles on vous accueillera à bras ouverts dans nos foyers (à titre personnel)? » Vous vous méprenez. Quand je distingue l’acte personnel de l’acte de la communauté, ça ne s’applique pas à ceux qui rentrent, mais à ceux qui accueillent.

    Si demain un immigré vient frapper à ma porte et me demander de l’eau, à manger ou un travail, je lui donnerai ce que je peux, parce que je ne peux pas envoyer paître un être humain qui a besoin de moi.

    En revanche, si j’étais au pouvoir, je ferai de mon mieux pour que la France puisse choisir qui vient chez elle, parce que c’est le devoir du politique que de travailler dans l’intérêt de ses administrés. Ses administrés, pas l’humanité toute entière.

    Notons en plus que permettre à ces gens de rester chez eux serait sans doute l’option la plus charitable. Je sais que certains vont hurler que c’est de l’hypocrisie d’identitaire qui ne s’assume pas (PMalo, par exemple), mais c’est pourtant vrai : le mieux pour tout homme, c’est de ne pas avoir à faire le choix du déracinement.

    Un politique chrétien aujourd’hui travaillera donc à apaiser les conflits et les tensions dans les régions d’où viennent ces gens.

    Accessoirement, je répète : affirmer clairement et fermement que nous n’accueillerons plus toute la misère du monde, quitte à faire usage de la force, permettrait d’augmenter les risques du trajet, et donc les coûts, et ainsi de mettre les passeurs sur la touche. (Au passage, on pourrait aussi envisager de cibler ces passeurs et de les éliminer discrètement. On a les hommes qu’il faut pour ça. Ça arrangerait bien des choses. Et oui, ça impliquerait de tuer. Je vous renvois au principe de la guerre juste.)

  8. Marc Fortier-Beaulieu a dit:

    shizophrénie ?

  9. Pas du tout. Quand on a deux neurones fonctionnels, c’est très facile à comprendre et à appliquer.

  10. Morituri a dit:

    J’ai toujours des très (gros) points de désaccord sur le point 2. mais je je comprends un peu mieux votre position. Merci pour vos réponses, je vais pas aller plus loin au risque de dévier du sujet.

    Par contre pour le point 1., je me permet de rebondir. Je ne pense pas qu’on puisse faire une distinction essentielle entre la lutte contre l’avortement et l’accueil de l’étranger dans le point de vue que vous adoptez dans l’article (celui du du chrétien qui obéit à un commandement divin). De ce point de vue la lutte contre le meurtre en masse et pour l’accueil de l’étranger sont exactement le même : l’accomplissement d’un commandement divin. Ce n’est pas un point de vue social, c’est accomplir la volonté de notre père, quelle qu’elle soit.

  11. « De ce point de vue la lutte contre le meurtre en masse et pour l’accueil de l’étranger sont exactement le même : l’accomplissement d’un commandement divin. » Non. Le refus du meurtre de masse AU SEIN DE SON GROUPE HUMAIN n’a rien de divin : c’est une nécessité vitale pour le groupe. D’un point de vue pragmatique, s’il n’y a plus de jeunes, il n’y a plus personne pour nourrir les plus vieux. Et d’un point de vue plus large, s’il n’y a plus de jeunes, il n’y a pas perpétuation du groupe humain.

    Instinctivement, aucun groupe ne peut tolérer ça. Sauf à se détester profondément. Ce qui est le cas de l’homme blanc. Qui accueille donc tout le monde pour devenir de moins en moins blanc, et se détester un peu moins.

    Pour le point 2, n’hésitez pas à digresser : je pense que tout a été dit sur le sujet de départ. Ouvrons donc 🙂

  12. PMalo a dit:

    « Quand on a deux neurones fonctionnels, c’est très facile à comprendre et à appliquer. »

    Oui, mais je pensais que tu en avais plus que 2, neurones.
    Fais un effort, franchement.

    « Réflexion rapide… » (le titre de cet article)
    Va moins vite.
    Re-franchement.

    Tu les sors d’où, toutes ces thèses à la mords-moi-le-noeud ?????????
    C’est un florilège du pire du pire…
    J’ai cru un instant à une blague de mauvais goût…
    Je suis profondément attristé et inquiet de voir que non.

    Et, bizarrement, c’est la phrase qui est d’après toi censée me faire hurler qui m’a fait le moins peur.

  13. Biggles a dit:

    Je ne comprends ni votre commentaire ni là où vous voulez en venir, PMalo… A part prendre l’auteur de l’article pour un flemmard, lui dire de lever le pied et nous raconter vos peines, vous ne dites rien d’argumenté qui ajouterait quoi que ce soit à la conversation de solide permettant la discussion.

  14. Bob Mitchum a dit:

    « Que faire ? Fermer les frontières. Annoncer clairement qu’on refusera quiconque entre sans autorisation, et qu’au bout d’une période de temps donnée on tirera à vue. Ça sera une bonne première étape vers « les aider à rester chez eux ». »

    On tirera à vue… c’est une métaphore ?

  15. Non. Mais si on fait ça avec fermeté et sans trembler dans nos frocs, on n’aura même pas à le faire.

    Si vis pacem…

  16. Raoul a dit:

    @ Biggles

    je crois que PMalo est abonne aux blogs border-line et s’inquiete de voir un reac (de plus) basculer du cote obscur de la force…

  17. PMalo a dit:

    C’est quoi « un blog border-line » ?

    En effet, je m’inquiète et m’attriste de voir Fik passer bien au-delà de la réac attitude (qui m’énerve déjà parfois, mais il faudrait mieux définir de quoi on parle) et patauger maintenant dans des choses pas très glop -qui, soit dit en passant, n’ont terriblement rien à voir avec le christianisme, bien qu’il s’en réclame.
    (Généralement, et d’une certaine manière c’est faire preuve de cohérence, ceux qui commencent à défendre ces thèses cessent vite de se dire chrétiens : trop mou, trop bisounours, pas assez couillu, trop universel, etc.)

    Biggles : « …vous ne dites rien d’argumenté… »
    Je sais.
    Pas le temps (je devrais déjà être en train de pioncer depuis longtemps, à cette heure…), plus l’envie, toussa.

  18. « Pas le temps (je devrais déjà être en train de pioncer depuis longtemps, à cette heure…), plus l’envie, toussa. »

    Eh bien dans ce cas, ton conseil (« Réflexion rapide… » (le titre de cet article)
    Va moins vite.
    Re-franchement.)

    Tu te l’appliques à partir de maintenant.

    Merci.

  19. Ce n’est pas le christianisme qui me gène, c’est les chrétiens. Si tous les chrétiens de l’Histoire avaient été comme toi et tes potes, on en serait encore aux catacombes.

    Mais c’était sûrement chouette, les catacombes. Beaucoup plus chouette que Notre-Dame de Paris et que les missions à travers le monde.

  20. PMalo a dit:

    En fait, tu rêves d’un christianisme qui serait un peu comme l’Islam, non ?
    Un truc de bonhomme, quoi.

  21. Non, un truc qui soit comme le christianisme de mon Saint Patron. Oui, un truc d’hommes, en effet.

    Remarquons tout de même qu’il y a une forme de nuance entre appeler à aller zlataner les autres chez eux pour propager sa foi et demander à avoir le droit de rester chez soi en paix pour protéger ses enfants.

  22. DJM a dit:

    Il a fait quoi Saint Fikmonskov?

  23. PMalo a dit:

    Il est mort de la lèpre, prisonnier à Tunis.
    (Entre autres choses…)

  24. PMalo a dit:

    Répondu trop vite.
    Pas la lèpre, la dysenterie. Et pas prisonnier.
    Mais à Tunis.
    Enfin bon.
    Je vais arrêter les réflexions (trop) rapides 😉

  25. Pov’type 🙂

  26. PMalo a dit:

    Oooops j’ai pas fait gaffe, ptêt que j’en ai trop dit et que tu ne veux pas donner trop d’indices sur qui tu es…
    Tu peux supprimer si tu veux.
    (Je sais bien que tu n’as pas besoin de mon autorisation, mais jte la donne qd même.)

  27. Que je m’appelle Louis n’est plus un secret depuis un moment 😉

  28. morituri a dit:

    « Vous allez vous aimez les uns les autres, bordel de merde !  »
    Avec Stallone dans le rôle de Jésus.

    Je provoque un petit peu : je sais que Jésus est vraiment badass par moment (en particulier dans cet épisode de l’impôt à César), mais j’ai un petit peu de mal à croire que tirer sur des personnes innocentes (au sens où essayer de passer une frontière ne mérite pas la mort) soit une réponse juste. A quel point êtes-vous conséquentialiste? Est-ce que tuer quelqu’un qui ne le mérite pas (en le visant directement, c’est même pas une victime collatérale) n’est pas foncièrement à proscrire.

    Pour en revenir à ce point 2. donc, je pense pas qu’on puisse faire l’analogie entre vos proposition et une théorie de la guerre juste. La guerre, par essence, ne cible pas des individus, qui eux sont sous le coup de la justice. L’assassinat de passeurs ne relève pas de la guerre juste. Et si c’est difficile de justifier l’assassinat des passeurs, j’ai encore plus de mal avec les migrants.

    Et quand bien même, la guerre juste est sujette à débat dans le monde chrétien.

    Bonne soirée

  29. 1. Je suggère d’abord de dire qu’on le fera, tout en raccompagnant sur la côte africaine. Normalement, si on fait ça bien, il n’y aura jamais besoin de tirer. Ensuite, s’il faut couler un ou deux bateaux, je n’aurais pas beaucoup d’états d’âmes non plus. Je connais des gens autrement plus cathos que moi qui dézinguaient à tour de bras, et pleuraient. Dans cet ordre, pas dans l’autre.

    Mais encore une fois, normalement il n’y aura pas à le faire.

    2. Quand les individus sont 200 000 à entrer tous les ans, on peut commencer à en faire un groupe, non ? Un peu comme une armée est un agrégats d’individus.

    Autant les immigrés eux-mêmes ne sont pas des ennemis objectifs, individuellement (pas tous en tout cas), autant les passeurs, eux, le sont. Et sont aussi les ennemis des immigrés, qu’ils saignent financièrement avant de les abandonner sur des barques pourries au milieu de la mer. Et là aussi, même remarque que précédemment : si on en bute 10, en faisant beaucoup de pub autour, il y aura vite pénurie de passeurs.

    Le fric qu’ils soutiraient aux malheureux qui veulent traverser sera bien mieux utilisé, et les malheureux en question seront bien plus utiles chez eux.

    Franchement, la vie de 10 ordures ne pèse pas bien lourd à côté des conséquences bénéfiques qu’on en tirerait.

  30. Popeye a dit:

    @ Morituri
    Avez-vous lu « le camp des saints »?
    Vos propos écrits en ces lieux sont, comment dire, un archétype de propos que Raspail met dans la bouche de certains de ces personnages.

  31. morituri a dit:

    @ popeye
    Non je n’ai pas lu « le camp des saints ». Mais d’après le résumé que j’ai lu, vous pensez que je fait parti du « clergé catholique (aveuglé) trop favorable à l’accueil de poplations immigrés » 🙂 Et bien grosse erreur, car je ne fais partie ni du clergé, ni des catholiques 🙂

    @fikmonskov
    Qu’entendez-vous par plus « catholiques »?

    Si je peux prendre l’exemple de David (le Roi), sur lequel on peut méditer, et qu’on se place dans le contexte de la guerre juste (situation pas équivalente au problème que vous présentez d’après moi, mais supposons…). Les guerres qu’a mené David sont parmi les seules qu’on peut qualifier à coup sûr de justes (étant donné que c’est par obéissance à la volonté de Dieu). Mais quand bien même, quand est venu le temps de construire le temple de Jérusalem, Dieu a refusé ce privilège à David parce qu’il avait trop de sang sur les mains.
    Tuer, même pour de bonnes raisons (et je ne pense pas qu’ici ce soit le cas), n’est jamais un acte anodin devant lesquels les états d’âmes sont facultatifs. Si vous n’en avez pas, Dieu risque d’en avoir.
    La guerre reste la manifestation en puissance de ce que Jésus est venu combattre et vaincre à la croix.

    « Si tous les chrétiens de l’Histoire avaient été comme toi et tes potes, on en serait encore aux catacombes.  »

    Je réagis juste par rapport à cette phrase, mais qui reflète bien le sentiment général que j’ai par rapport à vos réponses. Si les chrétiens sont sortis des catacombes, c’est pas parce qu’ils ont commencés à se battre pour être respectés. C’est le témoignage des chrétiens autour d’eux (bien que persecutés), ceux qui mouraient jetés aux lions en chantant des louanges à Dieu. Par l’action de Dieu et le témoignage personnel et public des chrétiens. (d’ailleurs un de leur premiers combat a été la lutte contre l’avortement post-naissance par la construction d’orphelinat et l’adoption).
    Constantin n’a pas répandu à lui seul le Christianisme dans toute la méditerranée, il n’a pratiquement que reconnu un état de fait.

    Les christianisme ne s’est pas, dans un premier temps, répandu par le fait d’actions politique fortes, par des concessions pour « un plus grand bien », mais bien par leur sacrifice.

    J’aimerais approfondir pour montrer que c’est une position biblique, mais ce n’est peut-être pas l’endroit. Je n’ai pas envie de faire fuir vos lecteurs dont les poils se hérissent par la simple mention de la Bible.

  32. Je répond à Morituri :
    Le troisième commentaire de Fikmonskov n’est pas bête du tout, il est juste à nuancer.
    Il a totalement raison quand il dit qu’on doit éviter le déracinement : le mieux, ce serait que chacun puisse vivre dans son pays d’origine. Cependant, pour cela, il faut rétablir une paix durable sur un demi-continent, et ça ne se fait pas en un claquement de doigts. C’est évidemment l’objectif à long terme que nous devrions tous garder : nous sommes en guerre contre les islamistes radicaux, c’est la misère dans un bon nombre de pays où règnent au choix l’anarchie ou la dictature : la France et tous les autres pays qui le peuvent doivent régler ces problèmes, ils le doivent même impérativement. Lorsque ce devoir aura été accompli, nous n’aurons plus aucune raison d’accueillir des étrangers chez nous. Les choses pourront reprendre leur sens « normal ». Le gouvernement français comprend petit à petit (je l’espère) qu’il faut agir vite et bien là-dessus.

    « Contrairement à ce que vous dites, nous ne pouvons pas les accueillir. Mettre des extra-européens dans nos campagnes ne résoudra rien : nous sommes trop différents pour vivre ensemble. »
    Je me permet de vous contredire par expérience. Là où ça se passe mal, c’est en banlieue. En campagne, il est très facile pour des immigrés venant de n’importe où de s’intégrer, car ils n’y sont pas prisonniers du communautarisme, ils ne sont pas concentrés, au contraire, leurs voisins peuvent être des français, des portugais, des immigrés venus d’un autre pays, et ils apprennent à « faire avec ». Je le sais, je le vois, car dans une petite ville voisine, les petits commerces sont tenus par des immigrés venus de n’importe où. Certains (notamment en agriculture) essaient même de faire leurs propres entreprises familiales.

  33. Morituri a dit:

    @ Nicolas
    Je soutiens la position que vous évoquez (cf. Un des premiers commentaires). Je ne pense pas que les immigrés se déracinent tous de bon cœur. Résoudre le problème à la source est évidemment la meilleure solution. Mais la question se posait sur que faire en attendant.

  34. « Le simple fait d’en venir à opposer l’ami et l’ennemi serait en soi suspect, révélateur de tendances inacceptables (à la limite même justiciables des tribunaux). De telles manières de penser sont fort courantes à notre époque, en particulier parmi les chrétiens, qui croient que lorsque le Christ dit qu’il faut aimer ses ennemis, cela signifie qu’il faut mettre bas les armes et renoncer à se défendre. Or, comme l’a montré Carl Schmitt, une telle interprétation de la parole biblique repose sur une confusion entre l’ennemi au sens privé (inimicus) et l’ennemi au sens public (hostis). Le Christ ne dit pas : diligite hostes vestros, mais : diligite inimicos vestros. Il ne se réfère donc pas à l’antagonisme politique mais aux seuls conflits de la sphère privée. “C’est dans la sphère de la vie privée seulement que cela a un sens d’aimer son ennemi”, commente Car Schmitt. Et encore : “Dans la lutte millénaire entre le christianisme et l’islam, il ne serait venu à l’idée d’aucun chrétien qu’il fallait, par amour pour les Sarrasins ou pour les Turcs, livrer l’Europe à l’islam au lieu de la défendre.” »

    http://www.bvoltaire.fr/nicolasbonnal/clerge-pro-invasion-se-moque-christ,216232

  35. Conch a dit:

    Aimerais avoir le temps et l’intellect suffisant pour commenter intelligemment. Juste un peu peur de ce que tu dis Fik.

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